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Hervé
Jeudi 31 janvier 2008 4 31 /01 /Jan /2008 08:59
mes amis,

je ne suis pas malade, ni frappé d'amnésie.
Les mots ne m'ont pas abandonné.
Je continue ...Mais AILLEURS
sur un autre site.
Sa fabrication est en cours
le chantier est déjà bien avancé
mais Dimitri et François
mes maîtres d'oeuvre
sont pour l'instant surchargés de travail.
Vous pouvez cependant dés aujourd'hui
vous rendre à l'adresse suivante:

http://www.tchernobic.net
mes derniers textes sont en place
ils attendent votre visite
et vos commentaires.
Je vous attends.
Hervé.



Par Hervé
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Mardi 11 décembre 2007 2 11 /12 /Déc /2007 15:28
Ces choses choisies quand le vocabulaire manque
pour leur simpicité reconnue des pauvres et des chiens
inclinent la beauté à s'y réfugier
développant l'idée archaïque
qu'une joie forcenée peut s'exprimer
en imitant le hurlement du grizzly affamé.
Les chroniques de ma solitude
évoquée chaque jour au comptoir de mes abstinences
se débarrasseront de leur  rhétorique absurde
pour permettre aux amis et témoins de ma plongée
de continuer à n'y rien comprendre.
Dans les couloirs aseptisés
menant aux cellules de réflexion
chaque goutte de pensée consacrée aux entre-prenants
reflète des paquets de mains, de lunettes, de cigarettes
exhumés d'anciens nouveaux-nés étiquetés
protégés des mouches sponsorisées
par une vitre où s'écrasèrent d'ignobles visages déformés
les producteurs d'ombres géants*, les crèmes glacées bronzantes
désignés comme cibles de mon dernier regard
travaillés par les yeux d'un nageur bondissant
éblouis par le vert-absinthe
d'une vague impuissante à éviter les noyades.



* image façonée à partir du lexique du marché.
Equivalent du parasol.
Par Hervé
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Mardi 11 décembre 2007 2 11 /12 /Déc /2007 10:04
Le SERA JAMAIS VU de l'exposition
"pluies sur un village sans traits"
ne prolongera pas l'existence des mouches éphémères.
Penser à la couleur noire et à ses applications nuancées
aux tracés courbes à confort circulaire
ou rectilignes à chaleur incastrable.
Se souvenir de la rigidité des doigts gonflés de douceur
de l'âme des profanateurs de paysages préfabriqués
nouveaux nids à parcelles constructibles
futures trajectoires de vies bétonnées
abstraites jusqu'au parjure.
Par Hervé
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Lundi 3 décembre 2007 1 03 /12 /Déc /2007 10:00
Les sophistes du palais Bourbon
ivres de formules alambiquées
maîtrisent la fornication médiatique
le dualisme micro lèvres.
Les grands chefs réduisent diaboliquement les sauces
aussi bien que le froid le sexe des hommes.
Le philosophe, lui, lorsque les béotiens l'insupportent
libère en ultime recours, comme droit à la quiétude
l'alternative suprême: aimer ou ignorer*.
Celui qui aime n'aura cure
de la présence endémique de nuages noirs
de la perfidie du monde des fourmis rouges
de l'infidélité des femmes infidèles.
celui qui ignore prendra son fusil
pour abattre un chien qui aboie
tandis qu'à son fils il ordonnera
d'ouvrir des portes qui ne ferment pas.
ainsi naissent les conflits, signale FERRE
pour deux lingeries de rien.
Celui qui aime s'inquiètera pour un anonyme
désemparé mais armé
l'implorera de ne pas flirter avec les extrémités.
Celui qui ignore arrachera précieusement les fleurs
s'éreintant à repousser
dans les trous de bombes à SARAJEVO.

* Dans l'axe paradigmatique, par pur pédantisme
universitaire et par respect pour les lecteurs de moins
de douze ans, préféré à; "rien à secouer", "rien à taper",
"rien à branler" voire "se tamponner le coquillard". 
Par Hervé
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Vendredi 16 novembre 2007 5 16 /11 /Nov /2007 09:06
Lorsque mon métier sera d'ébouer
je viderai vos ordures ménagères
avec la force gracile de NOUREEV
la précision obsessionnelle d'un horloger de NEUCHATEL.
Sur vos poubelles je graverai des poèmes
que vous lirez quand vous aurez le temps.
Sur vos poubelles je disposerai des mots inventés
sur lesquels les passants se pencheront
pour y trouver ce qu'ils voudront.
Lorsque lon métier sera d'ébouer
j'ébouerai à tours de bras fluorescents
je me priverai de café, des journeaux du matin
de l'ouverture des petits commerces sous le premier soleil
des odeurs gratuites des fruits et légumes du cours LA FAYETTE
j'ébouerai jusqu'à m'en faire péter les vaisseaux de la tête
et accepterai enfin sans rougir mes étrennes de la démence.
Lorsque mon métier sera de vider vos poubelles
je m'exécuterai avex tout le zèle que j'aime
sans autre objectif que celui  de vider, vider
vider, vider encore et tous les jours
entraîné par un calendrier toujours identique.
Lorsqu'un jour on m'enfermera
dans une grande bâtisse avec des murs blancs
veuillez vider mon appartement de ses photos obsolètes
de ses fleurs fanées, de ses bouteilles vides, de mes costumes
cravates, chaussures et autres objets du même acabit.
Veuillez à ce que le travail soit bien fait
comme à l'époque où je gravais sur vos poubelles
des poèmes que j'espère, vous parcourrez un jour ...
Quand vous aurez le temps.
Par Hervé - Publié dans : tchernobic
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